Le vendredi 16 novembre était à marquer d’une pierre ( ou peut-être serait il plus exact de dire d’une table!) blanche.

En effet, les enfants du CP, en arrivant à l’école, étaient ravis de découvrir leur classe remeublée de tables et de chaises aux coloris joyeux.

C’était, dans le couloir, pléthore de commentaires : Nos tables sont arrivées ! Ça y est, j’ai ma nouvelle chaise ! T’as vu, les CP ont de nouvelles tables ! Waouh, c’est joli chez les CP !

Oui, et alors, me direz-vous, pas de quoi en faire toute une histoire !

Mais oui, justement, vous répondrai-je…

… Ce changement de mobilier a fait l’objet d’une histoire à suspense et maints rebondissements sont venus en jalonner les chapitres.

Jugez plutôt :

Septembre 2018 : un vote en Aga valide le besoin de changer le mobilier du CP.

Ne perdant aucune minute et saisissant cet accord au bond (sait-on jamais, un revers de fortune est si vite arrivé !), j’effectue une première étude comparative sur catalogue.

Le choix est arrêté : certaines tables et chaises seront réglables en fonction de la taille des enfants, d’autres seront fixes, les coloris sont déterminés : jaune et bleu (cela mettra du soleil dans les yeux pour les jours de pluie!) .

Madame la Trésorière passe la commande.

Jusque là, tout se passe au mieux : les meubles arriveront pendant les vacances d’automne, cela nous permettra de procéder tranquillement à leur installation et à l’évacuation des anciens.

Avant les vacances, les enfants sont prévenus, le nouveau mobilier va arriver : il s’agit donc de retirer toutes les balles de tennis qui équipent les pieds des chaises et de les stocker dans un grand panier.

Cela facilitera le travail des quelques parents volontaires, qui se chargeront, pendant les vacances, de récupérer la livraison et d’installer les meubles, selon un plan bien précis et particulièrement étudié, dans la classe du CP.

Super, tout est organisé, tout est prévu !

L’installation devrait se faire en un minimum de temps et sans perdre trop d’énergie !

Eh non, ce serait trop facile…

Les péripéties commencent : le fabricant nous annonce un retard dans la livraison.

Qu’à cela ne tienne, nous patienterons !

Mais en attendant, il faut remettre toutes les balles aux pieds de toutes les chaises.

Les enfants sont un peu déçus, mais dans la vie, il faut parfois savoir un peu attendre !

Et nous attendons, un peu…

Enfin un message arrive, les meubles vont arriver mercredi nous dit-on, entre 8H30 et 11H30.

Et rebelote, retrait des balles, rangement des chaises dans le bureau de la Direction pour faciliter l’installation des nouveaux meubles par des parents bénévoles qui viendront, à l’issue de leur journée de travail, tout installer dans la classe.

11H45, contrordre : les meubles n’arriveront pas aujourd’hui, le transporteur a validé l’horaire de livraison mais pas la date !

Et on recommence : on replace les tables et les chaises dans la classe, on remet les balles de tennis…

On est un peu énervé, mais bon…

Jeudi, ça y est : le transporteur arrive, il est là, il décharge le nouveau mobilier près de la porte de la classe.

Tout est pimpant, les enfants sont ravis, la maîtresse aussi, l’installation commence….

Il faut déballer chaque chaise et la confier à un enfant. Ne pas se tromper : bleue ou jaune, en fonction de la taille du bénéficiaire !

On fait pareil avec les tables bleues.

Un enseignant (habile et toujours prêt !), adapte chaque chaise à la taille de son « occupant ».

Tout roule, on tient le bon bout, on sourit, on respire, on prend un petit café … et là : surprise :

nous constatons une erreur de livraison : les tables jaunes sont équipées de casiers et … il ne nous en faut pas !

Petit coup de fil à la gentille maman qui s’est chargée de la commande, pour l’avertir du problème.

Cette dernière prend contact avec le fournisseur ; essaie d’y voir clair : erreur du livreur ou erreur du fabricant ?

Le verdict tombe : erreur du fabricant !

Bon que fait-on maintenant ? nouveaux coups de fil, nouveaux palabres…

Ça y est, une solution est trouvée : il suffit de retirer les casiers en trop !

Et là, nous voyons arriver notre sauveur (on pourrait presque écrire le mot avec une majuscule!),

un papa bricoleur qui va se charger du travail et dévisser patiemment chacun des 10 casiers non commandés !

Et finalement vers 17H, tout est installé. Les enfants seront ravis… les adultes le sont aussi…

mais ils jurent, fort à propos, qu’on ne les y reprendra peut-être pas de sitôt !

Merci à tous les protagonistes de cette histoire : enfants, enseignants, parents qui en ont permis le dénouement heureux !